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L’après-Brexit dope le nickel calédonien.

Elle ne cessait de baisser depuis l’annonce du résultat du référendum britannique.

Ce mardi, la Bourse de Londres affiche de bien meilleures couleurs. Elle rebondit. Dans son sillage, les métaux industriels et le nickel ont repris de la vigueur. Toutes les matières premières ont fini dans le vert.

Mardi en fin d’après-midi, les métaux et les valeurs cycliques étaient toujours soutenus par un vent favorable.
Les anticipations de mesures de soutien de la part des banques centrales ont joué. Le nickel, qui entre dans la composition de dizaines d’alliages pour l’industrie de l’acier inoxydable, a bénéficié tout particulièrement de la révision en hausse de la croissance du PIB des Etats-Unis.
Mais aussi de la capacité de rebond de la City de Londres qui restera, quoi qu’il arrive, la première place financière mondiale.
Le nickel grimpe à Londres
Les marchés d’actions européens, comme la livre sterling et les matières premières, ont donc signé leur première hausse depuis vendredi, date de l’annonce des résultats du référendum britannique.
Ce mardi  s’est déroulé très positivement pour les métaux industriels et le nickel. Le métal gagnait plus de 3,88% à 9.293 dollars.
Le nickel produit en Nouvelle-Calédonie a bénéficié d’une demande soutenue en Chine et d’une bonne tenue de l’euro face au dollar. La devise américaine sert de référence pour le paiement des métaux au London Metal Exchange (LME).
Chasseur de prime
Pour le négociant en nickel Triland Metals, l’un des grands acteurs de la Bourse des métaux de Londres, « rien n’indique une baisse des cours du nickel. Le métal devrait se maintenir dans une fourchette 8500-9500 dollars, la tonne ».
Pour Robin Bahr, directeur du département analyse de la Société Générale, “Londres rebondit et la Bourse des métaux en profite car le LME symbolise l’activité mondiale de la City“.
Mardi toujours, la chasse aux bonnes affaires, celle des valeurs cycliques, a été ouverte, soutenue par la progression du pétrole et une forte demande chinoise pour les métaux de base et le nickel.

Valeur de référence du secteur, Eramet progressait de 7,05%, malgré le sérieux écueil que constitue le dernier blocage de la recapitalisation de sa filiale calédonienne du nickel.
Selon des informations officieuses, le métallurgiste japonais Nisshin Steel, qui détient 10% de la SLN, pourrait contribuer à débloquer la situation.

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