9735751-15701557

Poste de Sudel Fuma.

A diplôme égal, préférence réunionnaise.

Les associations reviennent sur la nomination d’une Nantaise au poste de maître de conférences de l’Histoire de l’esclavage, de l’engagisme et de l’économie sucrière dans les colonies du sud-ouest de l’océan Indien aux XIIIe-XIXe siècles à l’Université de La Réunion, anciennement occupé par Sudel Fuma.

Cette fois, une quinzaine d’associations ont formé un collectif, le “LAPLL” (Lantant pou lanploi lokal, a diplôme égal, préférans rénionèz) pour dénoncer cet embauche et la “gestion tyrannique et arbitraire des recrutements de l’Université”, selon Eric Naminzo, porte-parole du collectif.

Suite au conseil d’administration de l’Université le 26 mai dernier qui a validé le recrutement de Virginie Chaillou-Arthous en provenance de l’Université de Nantes, le Crefom avait fait part de ses certitudes concernant des irrégularités lors du concours de recrutement. Un recours vient d’ailleurs d’être déposé au tribunal administratif de Saint-Denis par le Crefom et les historiens de La Réunion pour obtenir l’invalidation de la procédure.

“Le réseau fonctionne bien et il faut que ça cesse”

En effet, LAPLL explique qu’Albert Jauze, historien réunionnais spécialisé dans l’esclavage, professeur d’histoire-géographie ainsi que professeur à l’Université de La Réunion, serait “plus diplômé que Virginie Chaillou-Arthos de part son diplôme d’une école normale supérieure”.

Pour quelle raison, alors, cette nomination d’une Nantaise plutôt que d’un Réunionnais ? Selon LAPLL, l’Université de Nantes aurait répondu que les Réunionnais “n’ont pas suffisamment de recul par rapport à l’histoire de l’île”.

Si l’Université et son président sont aujourd’hui visés, les associations du collectif rappellent que “cette discrimination concerne tous les secteurs”.

“Le réseau fonctionne bien et il faut que ça cesse”, affirme Ghislaine Bessière de Rasine Kaf. “Beaucoup de Réunionnais sont partis en métropole et reviennent au chômage à La Réunion. Les postes doivent être réservés aux Réunionnais avant d’aller aux métropolitains”.

Eric Naminzo ajoute : “Il y a des lois mais pas de réalité sur le terrain ; on est quasiment un peuple de seconde zone”.

LAPLL précise enfin qu’il ne s’agit pas de racisme : “Toute région française donne la priorité à ses locaux, ce qui est normal. On veut le même traitement”.

Source : Zinfos 974

Leave a Reply

Your email address will not be published.


*