Ethiopie, Verdict, Facebook

Un verdict de terreur pour un poste Facebook

Le politicien éthiopien Yonatan Tesfaye coupable d’une accusation de terreur.

Le politicien de l’opposition éthiopienne Yonatan Tesfaye a été reconnu coupable d’encourager le terrorisme pour les commentaires qu’il a faits sur Facebook.

Il a été arrêté en Décembre 2015 quand une vague de protestations anti-gouvernementales dans la région Oromia prenaient de l’ampleur.

Les autorités se sont opposées à plusieurs postes dont celui dans lequel il a déclaré que le gouvernement avait recours à la «force contre le peuple au lieu d’une discussion pacifique».

L’Ethiopie a été critiquée pour l’utilisation des lois anti-terroristes pour faire taire la dissidence.

Amnesty International a qualifié les accusations comme «inventées», lorsqu’elles ont été confirmées en mai 2016.

Une partie de la loi antiterroriste éthiopienne dit que toute personne qui fait une déclaration qui pourrait être considérée comme encourageant les gens à commettre un acte de terreur peut être poursuivie.

Dans une traduction de la feuille des charges par le Projet éthiopien des droits de l’homme qui détaille les commentaires sur Facebook, M. Yonatan aurait déclaré: «Je vous dis de détruire les matériaux oppressifs du parti au pouvoir … Il est maintenant temps de rendre nos tueurs boiteux».

M. Yonatan, qui était un porte-parole de l’opposition Blue Party, doit être condamné plus tard ce mois-ci et doit subir une peine d’emprisonnement de 20 ans.

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Le gouvernement a fait face à des manifestations sans précédent à partir de novembre 2015 alors que les habitants de la région d’Oromia se plaignaient de la marginalisation politique et économique.

Les protestations se sont également répandues dans d’autres régions du pays.

Plus de 600 personnes sont mortes dans des affrontements entre les forces de sécurité et les manifestants, les autorités ayant essayé de faire face aux troubles, selon la Commission des droits de l’homme affiliée à l’État.

Le gouvernement a introduit l’état d’urgence en octobre dernier pour maîtriser la situation.

La leader de l’opposition, Merera Gudina, a été arrêté en décembre dernier pour avoir critiqué l’état d’urgence et il est encore détenu.

 

source : BBC

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